Un suivi pluridisciplinaire tout au long du parcours de soins
Des causes variées
Les troubles du cycle peuvent avoir plusieurs origines. Ils sont parfois liés à des causes hormonales :
- le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), qui touche 5 à 10 % des femmes ;
- l’aménorrhée secondaire, présente chez 3 à 4 % des femmes ;
- une insuffisance ovarienne précoce, qui concerne environ 1 % des femmes avant 40 ans.
Ils peuvent aussi être liés à d’autres facteurs, comme un stress prolongé, des troubles du comportement alimentaire ou un poids trop faible.
Un diagnostic précis
La première étape consiste à comprendre votre situation. Un interrogatoire médical permet de recueillir vos antécédents, vos symptômes et vos habitudes de vie, avec une attention particulière portée à l’alimentation et à l’activité physique.
Ce bilan est complété par :
- un bilan hormonal (FSH, LH, estradiol, TSH, prolactine) ;
- des examens d’imagerie : échographie pelvienne, voire IRM si nécessaire.
Une prise en charge personnalisée
En fonction du diagnostic, un traitement médical peut être proposé. Un traitement hormonal substitutif permet, lorsqu’il existe un déficit, de rétablir l’équilibre. Si une cause spécifique est identifiée, des médicaments ciblés peuvent être prescrits, comme les agonistes dopaminergiques dans l’hyperprolactinémie.
La prise en charge ne se limite pas aux traitements. Elle peut inclure :
- un suivi nutritionnel pour corriger les carences et rééquilibrer l’alimentation ;
- une activité physique adaptée afin de soutenir la régulation hormonale et la santé générale ;
- un soutien psychologique pour mieux gérer le stress et ses conséquences émotionnelles.
Des pratiques comme la yogathérapie, l’ostéopathie, l’acupuncture ou l’hypnose viennent enrichir ce suivi. Elles contribuent à soulager les tensions, à réguler le cycle et à améliorer la qualité de vie au quotidien.