Si vous avez de l’endométriose, peut-être ressentez-vous parfois des douleurs chroniques, même en dehors des périodes de règles, et parfois ailleurs que dans la zone pelvienne. C’est normal : la maladie ne se limite pas aux douleurs pendant les règles « classiques ».
Elle peut s’exprimer sous différentes formes, douleurs pendant les rapports (dyspareunies), troubles digestifs, lombalgies, et parfois s’accompagner d’une fatigue persistante.
Comprendre pourquoi la douleur devient chronique et apprendre à la gérer au quotidien peut réellement améliorer la qualité de vie. On vous explique.
L’endométriose provoque une inflammation chronique. Les cellules semblables à celles de la muqueuse utérine se développent en dehors de l’utérus et réagissent aux hormones du cycle. Cette réaction entraîne des micro-saignements internes, de l’inflammation et parfois des adhérences entre les organes.
Avec le temps, le système nerveux s’adapte à cette douleur : il devient plus « sensible ». C’est ce qu’on appelle la sensibilisation centrale. Le cerveau continue alors de percevoir la douleur même si la lésion initiale s’est stabilisée. C’est ainsi que la douleur peut persister, s’étendre à d’autres zones et devenir chronique.
Comprendre ce mécanisme vous aide à déculpabiliser : non, la douleur n’est pas « dans votre tête », elle résulte d’une modification réelle du système nerveux. 🤍
Chaque personne vit la douleur de manière unique, mais certaines formes sont fréquentes :
Ce sont les douleurs de règles intenses, souvent décrites comme des crampes pelviennes profondes. Elles peuvent irradier dans le bas du dos ou les cuisses et s’accompagner de nausées ou de fatigue.
La douleur pendant ou après les rapports sexuels, notamment lors de la pénétration, est un symptôme fréquent. Elle peut être liée à la présence de lésions au niveau des ligaments utéro-sacrés, du vagin ou du rectum.
Les atteintes de l’intestin ou du rectum peuvent provoquer des douleurs abdominales, des ballonnements, voire des troubles digestifs (constipation, diarrhée). Les lombalgies, quant à elles, traduisent souvent une irritation nerveuse ou une tension musculaire liée à la douleur pelvienne.
Ils constituent souvent la première étape. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent vous aider lors des crises. Les traitements hormonaux, comme les contraceptifs en continu ou les agonistes de la GnRH, visent à bloquer les cycles et donc à réduire la douleur cyclique.
Dans certains cas, des antidouleurs neuropathiques ou des antidépresseurs à faible dose peuvent être proposés pour agir sur la sensibilisation centrale.
Chaque traitement doit être discuté avec votre professionnel de santé, car il doit être adapté à vos symptômes, vos projets et votre tolérance. 🥰
La kinésithérapie spécialisée dans les douleurs pelvi-périnéales aide à relâcher les tensions musculaires et à corriger les déséquilibres posturaux liés à la douleur chronique.
Le travail sur le diaphragme, le plancher pelvien et la respiration contribue à restaurer une meilleure mobilité des organes.
La rééducation périnéale, parfois associée à des techniques manuelles douces, peut également diminuer la dyspareunie et améliorer le confort au quotidien.
Elles peuvent être de précieuses alliées pour compléter la prise en charge médicale.
Ces approches n’ont pas vocation à remplacer un suivi médical, mais à le compléter, dans une vision globale du soin.
Certaines habitudes simples peuvent prévenir ou atténuer les douleurs.
Adoptez une alimentation riche en oméga-3 (poissons gras, noix, graines de lin) et pauvre en oméga-6 (charcuterie, plats transformés). Privilégiez les légumes verts, les fruits, les céréales complètes et limitez les sucres raffinés.
Le magnésium (présent dans le chocolat noir, les légumineuses, les amandes) aide aussi à détendre les muscles et à réduire les crampes.
Certains aliments anti-inflammatoires comme le curcuma, le gingembre ou les baies de cassis peuvent être consommés au quotidien.
Vous pouvez, avec l’accord de votre professionnel de santé, boire des infusions de feuilles de framboisier ou d’achillée millefeuille dès la veille des règles : elles aident à détendre l’utérus et à prévenir les crampes.
Enfin, certaines personnes constatent une amélioration en réduisant les produits laitiers pendant un temps, toujours avec un suivi professionnel.
Bouger, même légèrement, stimule la production d’endorphines, les hormones du bien-être. Yoga, natation, marche, pilates… choisissez une activité qui vous convienne. L’objectif n’est pas la performance, mais le mouvement.
Le stress accentue la douleur. Des pratiques comme la méditation, la respiration consciente ou la sophrologie permettent de calmer le système nerveux et d’agir sur la perception de la douleur.
Voici quelques conseils pour soulager la douleur :
Vivre avec l’endométriose peut être éprouvant, mais il est possible d’apaiser la douleur et de retrouver une meilleure qualité de vie. Parlez-en à un professionnel de santé de confiance : chaque parcours est unique, et une prise en charge adaptée fait toute la différence.
Chez Sorella, nous proposons un parcours de soin global dédié aux femmes atteintes d’endométriose, associant suivi médical et accompagnements complémentaires pour mieux gérer la douleur au quotidien et reprendre confiance en son corps.
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