Lorsqu'une grossesse tarde à arriver, il est naturel de se poser beaucoup de questions. Pourtant, il est important de rappeler qu'un bilan d'infertilité ne concerne jamais uniquement la femme ou uniquement l'homme.
L'infertilité peut être liée à des facteurs féminins, masculins, mixtes ou parfois rester inexpliquée.
C'est pourquoi le bilan masculin est toujours proposé dès le début des explorations.
L'objectif n'est pas de déterminer si un homme est simplement "fertile" ou "infertile", mais d'évaluer différents paramètres susceptibles de contribuer à une difficulté à concevoir.
Chez Sorella, le bilan masculin s'intègre dans un parcours fertilité global permettant d'explorer simultanément les facteurs féminins et masculins afin d'orienter plus rapidement les couples vers les examens adaptés.
Le bilan commence généralement par un entretien avec un professionnel de santé.
Cette consultation permet notamment d'aborder :
Cette étape aide à déterminer quels examens sont réellement utiles dans votre situation.
Le bilan d'infertilité masculine repose en grande partie sur l'analyse d'un échantillon de sperme. À partir d'un même prélèvement, plusieurs examens sont réalisés afin d'évaluer la qualité du sperme, de rechercher une éventuelle infection et d'orienter, si nécessaire, la prise en charge en Assistance Médicale à la Procréation (AMP).
Le spermogramme est l'examen de référence. Il permet d'évaluer plusieurs paramètres du sperme, notamment :
Un spermogramme anormal ne permet pas, à lui seul, de conclure à une infertilité. Les paramètres spermatiques peuvent être temporairement altérés par différents facteurs, comme une fièvre récente, certaines infections, l'exposition à des substances toxiques ou encore certains traitements. C'est pourquoi, lorsqu'une anomalie est mise en évidence, il faut contrôler le spermogramme environ 3 mois plus tard, afin de vérifier si les anomalies persistent.
Réalisé sur le même prélèvement, le spermocytogramme complète le spermogramme. Il analyse la morphologie des spermatozoïdes, c'est-à-dire leur forme, afin d'identifier d'éventuelles anomalies de la tête, de la pièce intermédiaire ou du flagelle.
La spermoculture recherche la présence de bactéries ou d'autres micro-organismes pouvant évoquer une infection génitale.
Dans le cadre du bilan de fertilité, elle est obligatoire. Si une prise en charge en Assistance Médicale à la Procréation (AMP) est envisagée, elle devra être renouvelée lorsqu'elle date de plus de 6 mois, afin de disposer de résultats récents avant le début du traitement.
Le test de migration-survie (TMS) peut être réalisé à partir du même prélèvement lorsque le professionnel de santé souhaite évaluer le nombre de spermatozoïdes mobiles pouvant être utilisés dans le cadre d'une AMP. Cet examen permet notamment d'orienter le choix de la technique la plus adaptée, comme une insémination intra-utérine ou une fécondation in vitro (FIV).
L'ensemble de ces examens apporte des informations précieuses sur la fertilité masculine. Toutefois, ils ne permettent pas à eux seuls de prédire une grossesse ou de conclure définitivement à une infertilité. Leurs résultats doivent toujours être interprétés par un professionnel de santé dans le contexte global du couple.
Un bilan hormonal peut être proposé lorsque certains résultats du spermogramme le justifient ou lorsqu'il existe des signes évocateurs d'un trouble hormonal.
Selon les situations, différents dosages sanguins peuvent être réalisés afin d'évaluer le fonctionnement des testicules et des hormones impliquées dans la production des spermatozoïdes.
Le bilan comporte également des sérologies (VIH, hépatite B, hépatite C, syphilis notamment), qui sont renouvelées si une AMP est envisagée.
En fonction des résultats de ce premier bilan, des examens complémentaires, comme une échographie testiculaire ou d'autres explorations, peuvent être proposés afin de préciser l'origine des anomalies observées.
Une échographie peut parfois être prescrite pour rechercher :
Dans des situations plus spécifiques, notamment en cas d'anomalies sévères du spermogramme, des examens génétiques peuvent également être proposés.
Une consultation spécialisée auprès d'un urologue, d'un andrologue ou d'un médecin de la reproduction peut parfois compléter le bilan.
Le recueil de sperme se fait par masturbation, dans une salle dédiée du laboratoire ou du centre de fertilité.
Avant l'examen, il est recommandé de respecter une période d'abstinence de 2 à 5 jours, selon les consignes du laboratoire.
Afin que les résultats soient fiables, il est important de recueillir l'intégralité de l'éjaculat dans le flacon stérile fourni. Si une partie du prélèvement est perdue, il est préférable de le signaler au laboratoire, car cela peut influencer l'interprétation des résultats.
Ce moment peut être vécu comme gênant ou stressant. Ces sentiments sont fréquents et les équipes qui réalisent ces examens y sont habituées. Si vous avez des questions ou des inquiétudes, n'hésitez pas à en parler en amont avec votre professionnel de santé ou le laboratoire.
Plusieurs types d'anomalies peuvent être observés.
On parle d'oligospermie lorsque le nombre de spermatozoïdes est inférieur aux valeurs de référence.
L'asthénospermie correspond à une diminution de la mobilité des spermatozoïdes.
La tératospermie désigne certaines anomalies de forme observées au spermocytogramme.
L'azoospermie correspond à l'absence de spermatozoïdes dans le sperme.
Cette situation nécessite généralement des explorations complémentaires afin d'en rechercher la cause.
Les paramètres spermatiques peuvent varier au cours du temps.
Une fièvre récente, certaines infections, le stress, des traitements ou encore les conditions de recueil peuvent influencer les résultats.
C'est pourquoi, avant toute conclusion, un spermogramme est répété à 3 mois s’il y a une anomalie.
La suite dépend des résultats du bilan, du contexte médical et de l'ensemble du bilan du couple.
Selon les situations, plusieurs options peuvent être envisagées :
Même lorsqu'une anomalie est retrouvée, cela ne signifie pas qu'une grossesse est impossible.
À l'inverse, un spermogramme normal n'exclut pas systématiquement toute difficulté à concevoir.
Comme pour le bilan d’infertilité féminin, les résultats doivent toujours être interprétés dans leur globalité.
L'accompagnement ne repose pas uniquement sur les examens médicaux. Dans un parcours de fertilité, certains couples peuvent également ressentir le besoin d'un soutien psychologique, sexologique ou diététique.
Chez Sorella, notre parcours fertilité réunit différents professionnels de santé pouvant accompagner les couples selon leurs besoins : sages-femmes, psychologues, diététiciennes, sexologues ou encore professionnels spécialisés dans la gestion du stress et du bien-être.


Une consultation peut être envisagée plus tôt :
Une consultation permet de faire le point sur votre situation, de déterminer les examens utiles et d'éviter l'interprétation isolée d'un résultat biologique.






Il est généralement recommandé de consulter lorsqu'une grossesse ne survient pas après 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception. Une consultation peut être proposée plus tôt lorsqu'il existe un facteur de risque connu chez l'un des membres du couple, lorsque la femme a plus de 35 ans ou en présence d'antécédents pouvant affecter la fertilité masculine. Même si une cause d’infertilité féminine est connue, le spermogramme est toujours proposé pour les couples hétérosexuels.
Le spermogramme est l'examen de référence réalisé en première intention. Il permet d'évaluer plusieurs paramètres du sperme et d'orienter, si nécessaire, vers des examens complémentaires.
Le spermogramme analyse notamment la concentration, la mobilité et la vitalité des spermatozoïdes. Il apporte des informations importantes sur la fertilité masculine, mais ne permet pas à lui seul de prédire une grossesse ou de conclure définitivement à une infertilité.
Le spermogramme évalue différents paramètres du sperme, notamment le nombre et la mobilité des spermatozoïdes. Le spermocytogramme est un examen complémentaire qui analyse leur forme. Il est souvent réalisé sur le même prélèvement.
Oui, cela peut être nécessaire. Les paramètres spermatiques peuvent varier au fil du temps sous l'influence de nombreux facteurs comme une infection récente, une fièvre, certains traitements, le stress ou encore les conditions de recueil. Un résultat isolé nécessite toujours une confirmation.
Non. Un spermogramme rassurant est un élément important, mais il ne permet pas d'exclure à lui seul toute difficulté de conception. La fertilité dépend également d'autres facteurs biologiques et du contexte global du couple.
Non. Certaines anomalies spermatiques peuvent réduire les chances de conception sans les rendre nulles. La signification d'un résultat dépend du type d'anomalie observée, de son importance et des autres éléments du bilan du couple.
L'azoospermie correspond à l'absence de spermatozoïdes dans l'éjaculat. Cette situation nécessite généralement des explorations complémentaires afin d'en rechercher la cause. Selon les cas, elle peut être liée à un problème de production des spermatozoïdes ou à une obstruction empêchant leur passage.
De nombreux facteurs peuvent influencer les résultats : varicocèle, troubles hormonaux, antécédent de cryptorchidie, infection, certains traitements médicaux, exposition à des substances toxiques, chimiothérapie, radiothérapie, hygiène de vie ou encore certaines causes génétiques. Dans certains cas, aucune cause précise n'est retrouvée.
La varicocèle correspond à une dilatation des veines situées autour du testicule. Elle est relativement fréquente et peut parfois être associée à une altération de certains paramètres spermatiques. Toutes les varicocèles n'ont cependant pas le même impact sur la fertilité, d'où l'importance d'une évaluation médicale individualisée.
Dans le cadre du bilan de fertilité, une spermoculture est réalisée afin de rechercher une éventuelle infection génitale. Si une Assistance Médicale à la Procréation (AMP) est envisagée, elle devra être renouvelée lorsqu'elle date de plus de 6 mois, afin de disposer de résultats récents avant le début du traitement.
Une consultation spécialisée peut être recommandée lorsqu'une anomalie significative est retrouvée au spermogramme, lorsqu'il existe une suspicion de varicocèle, une azoospermie, un trouble hormonal ou lorsqu'un avis complémentaire est nécessaire pour orienter la suite du bilan.
Oui, certains facteurs peuvent avoir un impact sur la production des spermatozoïdes. Le tabac, certaines consommations de substances, l'exposition répétée à une chaleur importante ou à certains toxiques professionnels peuvent notamment influencer certains paramètres spermatiques. L'impact varie toutefois d'une personne à l'autre.
Oui. Dans le cadre d'un couple hétérosexuel, le bilan d'infertilité concerne les deux partenaires dès le début du parcours. Les difficultés à concevoir peuvent être liées à des facteurs féminins, masculins, mixtes ou rester inexpliquées. Réaliser les explorations en parallèle permet souvent de gagner du temps et d'orienter plus rapidement la suite de l'accompagnement.
Cela dépend des examens nécessaires. Un spermogramme peut généralement être réalisé rapidement, mais certains examens complémentaires ou consultations spécialisées peuvent allonger le délai. Le bilan est toujours adapté à la situation de chaque patient et du couple.
Oui. Avoir déjà conçu un enfant ne garantit pas que la fertilité soit restée identique au fil du temps. Certaines situations relèvent de ce que l'on appelle l'infertilité secondaire, c'est-à-dire des difficultés à obtenir une nouvelle grossesse après une grossesse antérieure.
Il est généralement recommandé de respecter une période d'abstinence de 2 à 5 jours avant un spermogramme. Cette consigne permet d'obtenir des résultats interprétables. Les recommandations précises peuvent varier selon le laboratoire ou votre situation, d'où l'importance de suivre les consignes qui vous ont été transmises.