Lorsqu'une grossesse tarde à arriver, il est naturel de chercher une explication. Pourtant, les causes d'infertilité chez la femme sont souvent multiples et plusieurs facteurs peuvent parfois être associés.
L'infertilité ne relève pas toujours d'une cause exclusivement féminine. Dans un couple hétérosexuel, elle peut être liée à un facteur féminin, masculin, mixte ou parfois rester inexpliquée. Par ailleurs, aucun symptôme ne permet à lui seul d'identifier la cause d'une infertilité : seul un bilan de fertilité permet de rechercher les différentes causes possibles et d'orienter la prise en charge.
Les troubles de l'ovulation représentent l'une des causes les plus fréquentes d'infertilité féminine. Pour qu'une grossesse puisse débuter, un ovocyte doit être libéré par l'ovaire au cours de chaque cycle. Lorsque cette ovulation est absente, rare ou irrégulière, les chances de conception peuvent diminuer.
Plusieurs situations peuvent perturber l'ovulation, notamment :
L'impact de ces troubles sur la fertilité varie selon leur origine et leur sévérité. Certaines femmes présentent des cycles irréguliers tout en continuant à ovuler ponctuellement, tandis que d'autres situations, comme l'insuffisance ovarienne prématurée, peuvent compromettre beaucoup plus fortement les chances de grossesse spontanée. Dans tous les cas, un bilan permet d'identifier l'origine du trouble et d'orienter vers la prise en charge la plus adaptée.
Les trompes de Fallope jouent un rôle essentiel dans la fécondation. C'est au niveau des trompes que l'ovocyte rencontre le spermatozoïde avant que l'embryon ne migre vers l'utérus.
Lorsque les trompes sont obstruées ou altérées, cette rencontre peut être plus difficile, voire impossible. Plusieurs situations peuvent être à l'origine d'une atteinte tubaire :
Une exploration des trompes est proposée dans le cadre d'un bilan d'infertilité, notamment grâce à une hystérosalpingographie (HSG) ou un HyFoSy.
Certaines anomalies de l'utérus peuvent également rendre une grossesse plus difficile, notamment lorsqu'elles perturbent l'implantation de l'embryon.
Il peut s'agir par exemple :
Ces anomalies ne provoquent pas systématiquement une infertilité. Lorsqu'elles sont suspectées, des examens complémentaires permettent d'évaluer leur impact et de déterminer si une prise en charge est nécessaire.
L'endométriose est une maladie gynécologique chronique qui peut parfois compliquer la conception. Selon la localisation des lésions, elle peut notamment affecter les ovaires, les trompes, provoquer des adhérences ou favoriser une inflammation au niveau du bassin.
Certaines femmes découvrent d'ailleurs leur endométriose au cours d'un bilan de fertilité, tandis que d'autres conçoivent naturellement malgré la maladie. L'endométriose ne rend donc pas systématiquement infertile, même si elle peut contribuer à des difficultés à concevoir.
Le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (anciennement SOPK) un trouble hormonal complexe associé à un excès de petits follicules immatures dans les ovaires. Il peut entraîner des cycles irréguliers, une ovulation peu fréquente ou absente et rendre plus difficile l'identification de la période fertile.
Pour autant, le SMOP ne signifie pas automatiquement infertilité. De nombreuses femmes concernées obtiennent une grossesse spontanément ou après une prise en charge adaptée.
La fertilité féminine évolue naturellement avec l'âge. Au fil des années, le nombre d'ovocytes disponibles diminue progressivement, mais aussi leur qualité, ce qui peut réduire les chances de grossesse.
Cette diminution s'accélère généralement après 35 ans, sans pour autant signifier qu'une grossesse devient impossible. Certaines femmes conçoivent naturellement après cet âge, tandis que d'autres peuvent rencontrer des difficultés plus tôt.
L'âge est donc un élément important à prendre en compte, mais il ne doit jamais être considéré comme la seule explication à une difficulté à concevoir. C'est l'ensemble du contexte médical et des résultats du bilan qui permet d'évaluer la situation.
D'autres éléments peuvent parfois contribuer à une difficulté à concevoir et sont recherchés lors d'un bilan de fertilité.
Il peut notamment s'agir :
Ces facteurs peuvent influencer la fertilité sans être, à eux seuls, responsables d'une infertilité. Ils sont toujours interprétés dans leur contexte et ne doivent pas être source de culpabilité.
Il arrive que le bilan de fertilité ne mette en évidence aucune cause précise, malgré des examens rassurants chez les deux partenaires. On parle alors d'infertilité inexpliquée.
Cela ne signifie pas que les difficultés à concevoir sont psychologiques ou qu'elles ne sont pas réelles. Il est possible que plusieurs facteurs discrets se combinent, ou que les examens disponibles ne permettent pas d'identifier l'origine exacte.
Même lorsqu'aucune cause n'est retrouvée, un accompagnement reste possible. La suite dépend de votre situation, de votre âge, de la durée des essais et des résultats de l'ensemble du bilan.
Les symptômes ne permettent pas, à eux seuls, d'identifier l'origine d'une infertilité. Des cycles irréguliers, une endométriose ou un SMOP peuvent orienter les recherches, mais seul un bilan de fertilité permet d'explorer les différentes causes possibles.
Ce bilan débute par une consultation avec un professionnel de santé, puis est associé à différents examens selon votre situation : évaluation de l'ovulation, de la réserve ovarienne, des trompes ou de l'utérus. Lorsqu'il s'agit d'un couple hétérosexuel, le bilan concerne également le partenaire, car les difficultés à concevoir peuvent être liées à un facteur féminin, masculin, mixte ou parfois rester inexpliquées.
Chez Sorella, notre parcours fertilité permet d'accompagner les couples à chaque étape, du bilan jusqu'à l'orientation vers la prise en charge la plus adaptée.
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Certaines situations justifient également de consulter plus tôt, notamment en cas de :
Une consultation permet de faire le point sur votre situation, d'identifier les examens les plus utiles et de déterminer si un bilan de fertilité est indiqué.
Chez Sorella, nos professionnels de santé vous accompagnent à chaque étape de votre parcours avec une prise en charge personnalisée et coordonnée.






Les troubles de l'ovulation, notamment le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP), sont les causes les plus fréquentes. D'autres facteurs peuvent également être en cause, comme une atteinte des trompes, certaines anomalies de l'utérus, l'endométriose, une diminution de la réserve ovarienne liée à l'âge ou certains antécédents médicaux.
Des cycles très irréguliers peuvent traduire un trouble de l'ovulation et rendre une grossesse plus difficile. Ils ne signifient toutefois pas automatiquement infertilité. Un bilan est nécessaire pour en rechercher la cause.
Non. Le SMOP peut perturber l'ovulation et diminuer les chances de grossesse, mais de nombreuses femmes concernées conçoivent naturellement ou après une prise en charge adaptée.
Non. L'endométriose peut parfois compliquer la conception, mais son impact dépend notamment de la localisation des lésions, de leur étendue et de la présence d'autres facteurs de fertilité. De nombreuses femmes atteintes d'endométriose obtiennent une grossesse.
Oui. Si les trompes sont obstruées, la rencontre entre l'ovocyte et le spermatozoïde peut être empêchée. Des examens comme l'hystérosalpingographie (HSG) ou le HyFoSy permettent d'évaluer leur perméabilité.
Certains fibromes peuvent réduire les chances de grossesse lorsqu'ils déforment la cavité utérine ou sont situés à proximité des zones impliquées dans l'implantation de l'embryon. Leur impact dépend principalement de leur taille et de leur localisation.
L'âge influence naturellement la fertilité, notamment après 35 ans, en raison de la diminution du nombre et de la qualité des ovocytes. Il ne s'agit toutefois pas de la seule cause d'infertilité et chaque situation doit être évaluée dans son ensemble.
Oui. Il arrive que le bilan ne mette en évidence aucune anomalie, malgré des difficultés à concevoir. On parle alors d'infertilité inexpliquée. Cela ne signifie pas que les difficultés sont psychologiques : plusieurs facteurs discrets peuvent être associés ou la cause peut rester inconnue malgré les examens.