Le Syndrome des Ovaires Polykystiques est désormais appelé SMOP, pour Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien. Cette évolution du nom permet de mieux refléter la réalité du syndrome : il ne s’agit pas réellement de “kystes” ovariens, mais d’un trouble hormonal complexe associé à un excès de petits follicules immatures dans les ovaires.
Le SMOP influence le fonctionnement des ovaires et peut perturber l’ovulation. Chez certaines femmes, l’ovulation devient moins régulière, plus rare, voire absente sur certains cycles.
Lorsque l’ovulation devient irrégulière, les fenêtres de fertilité le deviennent aussi. La grossesse peut alors prendre plus de temps à arriver.
Le SOPK est aujourd’hui la cause la plus fréquente de troubles de l’ovulation. Pour autant, les situations sont très variables d’une femme à l’autre. Certaines concoivent spontanément malgré des cycles irréguliers, tandis que d’autres ont besoin d’un accompagnement médical pour favoriser l’ovulation.
D’autres facteurs peuvent aussi influencer la fertilité, comme l’âge, une endométriose, certaines anomalies hormonales, une atteinte des trompes ou de l’utérus ou encore un facteur masculin. Lorsqu’un couple hétérosexuel consulte pour des difficultés à concevoir, le bilan concerne donc les deux partenaires.
On considère généralement qu’il existe une infertilité lorsqu’une grossesse ne survient pas après 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception.
Dans certaines situations, il peut être utile de consulter plus tôt, parfois dès 6 mois d’essais, notamment :
👉 Avoir un SOPK ne signifie pas automatiquement qu’il y aura des difficultés à concevoir.
Consulter plus tôt permet surtout de faire le point sur l’ovulation, d’évaluer les éventuels facteurs associés et d’éviter plusieurs mois d’incertitude lorsque les cycles sont déjà peu prévisibles.
Certaines femmes découvrent leur SMOP (anciennement SOPK) au moment d’un projet de grossesse, notamment parce que leurs cycles sont irréguliers ou que la grossesse tarde à arriver.
Plusieurs signes peuvent orienter vers un SOPK :
Tous les symptômes ne sont pas présents chez toutes les femmes. Certaines présentent surtout des troubles du cycle, tandis que d’autres consultent davantage pour des symptômes hormonaux ou métaboliques.
💡Pour mieux comprendre le fonctionnement du SOPK et ses symptômes, vous pouvez aussi consulter notre article : Comment reconnaître un SOPK ?
Le bilan permet avant tout de comprendre ce qui influence votre fertilité et d’identifier les prochaines étapes utiles selon votre situation.
Le diagnostic du SOPK repose sur plusieurs éléments croisés : vos symptômes, vos cycles menstruels, un bilan hormonal et une échographie pelvienne.
Les critères diagnostiques actuellement utilisés reposent généralement sur la présence d’au moins deux éléments parmi :
L’échographie seule ne suffit donc pas à poser un diagnostic de SOPK.
Dans un contexte de projet de grossesse, le bilan vise aussi à évaluer l’ovulation et à rechercher d’éventuels facteurs associés.
Le bilan d’infertilité inclut :
Selon les situations, d’autres examens peuvent également être proposés, comme un frottis cervico-utérin ou une mammographie selon l’âge et les antécédents.
L’objectif du bilan est d’avoir une vision globale de la fertilité du couple et d’identifier les différents facteurs pouvant intervenir dans les difficultés à concevoir.
Plusieurs causes peuvent être associées : il est par exemple possible d’avoir un Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) et un facteur masculin sévère en parallèle. Une pathologie déjà connue n’explique donc pas toujours, à elle seule, les difficultés à obtenir une grossesse.
L’accompagnement dépend de nombreux éléments : la fréquence de l’ovulation, les résultats du bilan, l’âge, les antécédents médicaux et le projet parental.
Selon les situations, plusieurs approches peuvent être proposées.
Dans certaines situations, des ajustements du mode de vie peuvent aider à apaiser les symptômes et soutenir l’équilibre hormonal et la fertilité. Cela peut passer par un accompagnement nutritionnel, une activité physique adaptée, un meilleur sommeil ou une prise en charge du stress.
L’objectif est de soutenir le fonctionnement global de l’organisme et de favoriser des conditions plus favorables à l’ovulation et au projet de grossesse. En effet, une perte de poids de 5% permet de restaurer les ovulations.
Lorsque l’ovulation est rare ou absente, certains traitements peuvent être proposés pour induire ou stimuler l’ovulation.
Selon les situations, cela peut être :
Puis l’on déclenche l’ovulation à un moment précis du cycle.
L’objectif est de favoriser une ovulation dans un cadre médical surveillé, tout en adaptant le traitement au profil hormonal, aux cycles et au projet de grossesse de chaque femme.
Dans certaines situations, une prise en charge en Assistance Médicale à la Procréation (AMP, parfois encore appelée PMA) peut être envisagée, notamment lorsque les troubles de l’ovulation persistent malgré les traitements ou lorsqu’il existe d’autres facteurs d’infertilité associés.
Selon les besoins, cela peut inclure :
Le parcours proposé dépend toujours du bilan d’infertilité, de l’âge, de la fréquence des ovulations et du contexte médical global.
Chez Sorella, le parcours de soins fertilité propose un accompagnement pluridisciplinaire autour du projet de grossesse, avec différents professionnels de santé selon les besoins : gynécologues, sages-femmes, diététiciens, psychologues, sexologues, kinésithérapeutes ou encore professionnels spécialisés dans la gestion du stress et du bien-être.
Lorsqu’une grossesse survient, un suivi médical adapté peut être proposé selon les situations. En effet, le SOPK peut être associé à certains risques obstétricaux, comme le diabète gestationnel ou l’hypertension pendant la grossesse.
Cela ne signifie pas qu’une grossesse avec un SOPK sera forcément compliquée, mais un suivi attentif permet d’adapter l’accompagnement si nécessaire et de surveiller certains paramètres plus étroitement.
Comme pour la fertilité, la prise en charge du SOPK reste toujours individualisée et dépend des symptômes, du bilan et du contexte médical global.
💡Pour aller plus loin, découvrez notre article sur les traitements du SOPK.


Il est essentiel que le bilan concerne les deux partenaires lorsqu’il s’agit d’un couple hétérosexuel. Même lorsqu’un SOPK est déjà identifié, les difficultés à concevoir peuvent être liées à plusieurs facteurs associés.






Non, pas forcément. Le Syndrome des Ovaires Polykystiques (ou SMOP) peut perturber l’ovulation et rendre la conception plus difficile dans certaines situations, mais beaucoup de femmes ayant un SOPK/SMOP tombent enceintes spontanément, avec ou sans accompagnement médical.
Oui. Certaines femmes ayant un SOPK continuent d’ovuler spontanément, même si les ovulations sont parfois moins fréquentes ou moins régulières. Le délai pour concevoir peut donc être plus long dans certaines situations, sans empêcher forcément une grossesse naturelle.
Des cycles irréguliers peuvent rendre l’ovulation plus difficile à identifier. Un professionnel de santé peut proposer un suivi du cycle, un bilan hormonal ou une échographie pour vérifier si une ovulation a lieu.
Un bilan peut être utile après 12 mois d’essais sans grossesse, après 6 mois après 35 ans, ou plus tôt lorsque les cycles sont très irréguliers ou absents. Il permet de mieux comprendre le fonctionnement de l’ovulation et de rechercher d’éventuels facteurs associés.
Le bilan peut inclure une échographie pelvienne, un bilan hormonal avec évaluation de l’ovulation, une exploration des trompes, un bilan métabolique ainsi que des sérologies obligatoires dans le cadre du parcours de fertilité.
Selon les situations, il peut aussi être recommandé de vérifier que les examens de suivi habituels sont à jour, comme le frottis cervico-utérin ou certains examens d’imagerie selon l’âge et les antécédents. Dans les couples hétérosexuels, un spermogramme est également indispensable afin de rechercher d’éventuels facteurs masculins associés.
Non. Certaines femmes présentent des ovaires d’aspect polykystique à l’échographie sans avoir de SMOP (anciennement SOPK). Le diagnostic repose sur plusieurs critères cliniques, hormonaux et échographiques associés.
Oui. Certaines femmes découvrent leur SOPK lorsqu’elles consultent pour des cycles irréguliers ou parce que la grossesse tarde à arriver. Le bilan permet alors d’évaluer l’ovulation et le contexte global de fertilité.
Dans le cadre d’une infertilité liée à un SOPK, une stimulation ou induction de l’ovulation est très fréquemment proposée afin d’optimiser les chances de grossesse lorsque les ovulations sont absentes, rares ou irrégulières.
Le traitement et l’intensité de la stimulation dépendent ensuite du profil hormonal, de la fréquence des ovulations, des résultats du bilan d’infertilité et de l’existence éventuelle d’autres facteurs associés.
Non. Certaines femmes conçoivent naturellement ou avec une stimulation simple de l’ovulation. Une prise en charge en AMP dépend surtout du bilan de fertilité et des éventuels facteurs associés.
Chez certaines femmes, les troubles métaboliques peuvent avoir un impact sur l’ovulation et la fertilité. Le SOPK concerne toutefois des profils très variés et ne se résume pas à une question de poids.
Oui. Dans un couple hétérosexuel, le bilan de fertilité concerne les deux partenaires. Même lorsqu’un SOPK est identifié, d’autres facteurs peuvent aussi influencer la fertilité du couple.