5/5 sur 844 avis ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

INFERTILITÉ CHEZ SOR... > ... >
BILAN INFERTILITÉ FEMME

Infertilité et SOPK

Infertilité et SOPK

Vous avez un Syndrome des Ovaires Polykystiques et vous vous demandez si cela peut influencer votre fertilité ? Le SOPK peut perturber l’ovulation et rendre une grossesse plus difficile dans certaines situations. Cette page vous aide à comprendre quand faire un bilan et quelles options peuvent être envisagées selon votre situation.

Pourquoi le SOPK peut-il influencer la fertilité ?

Le Syndrome des Ovaires Polykystiques est désormais appelé SMOP, pour Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien. Cette évolution du nom permet de mieux refléter la réalité du syndrome : il ne s’agit pas réellement de “kystes” ovariens, mais d’un trouble hormonal complexe associé à un excès de petits follicules immatures dans les ovaires.

Le SMOP influence le fonctionnement des ovaires et peut perturber l’ovulation. Chez certaines femmes, l’ovulation devient moins régulière, plus rare, voire absente sur certains cycles.

Lorsque l’ovulation devient irrégulière, les fenêtres de fertilité le deviennent aussi. La grossesse peut alors prendre plus de temps à arriver.

Le SOPK est aujourd’hui la cause la plus fréquente de troubles de l’ovulation. Pour autant, les situations sont très variables d’une femme à l’autre. Certaines concoivent spontanément malgré des cycles irréguliers, tandis que d’autres ont besoin d’un accompagnement médical pour favoriser l’ovulation.

D’autres facteurs peuvent aussi influencer la fertilité, comme l’âge, une endométriose, certaines anomalies hormonales, une atteinte des trompes ou de l’utérus ou encore un facteur masculin. Lorsqu’un couple hétérosexuel consulte pour des difficultés à concevoir, le bilan concerne donc les deux partenaires.

À partir de quand parle-t-on d’infertilité ?

On considère généralement qu’il existe une infertilité lorsqu’une grossesse ne survient pas après 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception.

Dans certaines situations, il peut être utile de consulter plus tôt, parfois dès 6 mois d’essais, notamment :

  • après 35 ans ;
  • en cas de SOPK avec cycles très irréguliers ou absence d’ovulation ;
  • en présence d’une endométriose connue ;
  • après certaines chirurgies pelviennes ;
  • en cas d’antécédents pouvant influencer la fertilité (grossesse extra-utérine, infections génitales hautes, certains traitements comme une chimiothérapie ou une radiothérapie) ;
  • ou lorsqu’il existe des antécédents de troubles spermatiques chez l’homme.

👉 Avoir un SOPK ne signifie pas automatiquement qu’il y aura des difficultés à concevoir.

Consulter plus tôt permet surtout de faire le point sur l’ovulation, d’évaluer les éventuels facteurs associés et d’éviter plusieurs mois d’incertitude lorsque les cycles sont déjà peu prévisibles.

Quels signes peuvent évoquer un SMOP dans un contexte de projet de grossesse ?

Certaines femmes découvrent leur SMOP (anciennement SOPK) au moment d’un projet de grossesse, notamment parce que leurs cycles sont irréguliers ou que la grossesse tarde à arriver.

Plusieurs signes peuvent orienter vers un SOPK :

  • des cycles très irréguliers, longs ou absents ;
  • une ovulation difficile à identifier ;
  • de l’acné sévère ;
  • une pilosité importante sur les zones dites androgéno-dépendantes (visage, ligne blanche, mamelons, épaules, fesses…) ;
  • une chute de cheveux ;
  • une prise de poids ou une résistance à l’insuline.

Tous les symptômes ne sont pas présents chez toutes les femmes. Certaines présentent surtout des troubles du cycle, tandis que d’autres consultent davantage pour des symptômes hormonaux ou métaboliques.

💡Pour mieux comprendre le fonctionnement du SOPK et ses symptômes, vous pouvez aussi consulter notre article : Comment reconnaître un SOPK ?

Comment se déroule le bilan d’infertilité en cas de SOPK ?

Le bilan permet avant tout de comprendre ce qui influence votre fertilité et d’identifier les prochaines étapes utiles selon votre situation.

Le diagnostic du SOPK

Le diagnostic du SOPK repose sur plusieurs éléments croisés : vos symptômes, vos cycles menstruels, un bilan hormonal et une échographie pelvienne.

Les critères diagnostiques actuellement utilisés reposent généralement sur la présence d’au moins deux éléments parmi :

  • des troubles de l’ovulation ;
  • des signes d’hyperandrogénie (excès d’androgènes) ;
  • des ovaires multifolliculaires à l’échographie.

L’échographie seule ne suffit donc pas à poser un diagnostic de SOPK.

Le bilan d’infertilité

Dans un contexte de projet de grossesse, le bilan vise aussi à évaluer l’ovulation et à rechercher d’éventuels facteurs associés.

Le bilan d’infertilité inclut :

  • un bilan hormonal ;
  • une échographie pelvienne ;
  • un bilan métabolique ;
  • une exploration des trompes ;
  • des sérologies ;
  • et, pour les couples hétérosexuels, un spermogramme et une spermoculture.

Selon les situations, d’autres examens peuvent également être proposés, comme un frottis cervico-utérin ou une mammographie selon l’âge et les antécédents.

L’objectif du bilan est d’avoir une vision globale de la fertilité du couple et d’identifier les différents facteurs pouvant intervenir dans les difficultés à concevoir. 

Plusieurs causes peuvent être associées : il est par exemple possible d’avoir un Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) et un facteur masculin sévère en parallèle. Une pathologie déjà connue n’explique donc pas toujours, à elle seule, les difficultés à obtenir une grossesse.

Quels accompagnements peuvent être proposés en cas d’infertilité et de SOPK ?

L’accompagnement dépend de nombreux éléments : la fréquence de l’ovulation, les résultats du bilan, l’âge, les antécédents médicaux et le projet parental.

Selon les situations, plusieurs approches peuvent être proposées.

Un accompagnement autour du mode de vie

Dans certaines situations, des ajustements du mode de vie peuvent aider à apaiser les symptômes et soutenir l’équilibre hormonal et la fertilité. Cela peut passer par un accompagnement nutritionnel, une activité physique adaptée, un meilleur sommeil ou une prise en charge du stress.

L’objectif est de soutenir le fonctionnement global de l’organisme et de favoriser des conditions plus favorables à l’ovulation et au projet de grossesse. En effet, une perte de poids de 5% permet de restaurer les ovulations.

Des traitements pour favoriser l’ovulation

Lorsque l’ovulation est rare ou absente, certains traitements peuvent être proposés pour induire ou stimuler l’ovulation.

Selon les situations, cela peut être :

  • un traitement par comprimés pour stimuler l’ovulation ;
  • ou des injections hormonales avec surveillance par échographie et prises de sang ;

Puis l’on déclenche l’ovulation à un moment précis du cycle.

L’objectif est de favoriser une ovulation dans un cadre médical surveillé, tout en adaptant le traitement au profil hormonal, aux cycles et au projet de grossesse de chaque femme.

Une orientation vers d’autres solutions d’AMP

Dans certaines situations, une prise en charge en Assistance Médicale à la Procréation (AMP, parfois encore appelée PMA) peut être envisagée, notamment lorsque les troubles de l’ovulation persistent malgré les traitements ou lorsqu’il existe d’autres facteurs d’infertilité associés.

Selon les besoins, cela peut inclure :

  • une insémination intra-utérine ;
  • ou d’autres techniques comme la Fécondation In Vitro (FIV).

Le parcours proposé dépend toujours du bilan d’infertilité, de l’âge, de la fréquence des ovulations et du contexte médical global.

Chez Sorella, le parcours de soins fertilité propose un accompagnement pluridisciplinaire autour du projet de grossesse, avec différents professionnels de santé selon les besoins : gynécologues, sages-femmes, diététiciens, psychologues, sexologues, kinésithérapeutes ou encore professionnels spécialisés dans la gestion du stress et du bien-être.

Un suivi adapté pendant la grossesse

Lorsqu’une grossesse survient, un suivi médical adapté peut être proposé selon les situations. En effet, le SOPK peut être associé à certains risques obstétricaux, comme le diabète gestationnel ou l’hypertension pendant la grossesse.

Cela ne signifie pas qu’une grossesse avec un SOPK sera forcément compliquée, mais un suivi attentif permet d’adapter l’accompagnement si nécessaire et de surveiller certains paramètres plus étroitement.

Comme pour la fertilité, la prise en charge du SOPK reste toujours individualisée et dépend des symptômes, du bilan et du contexte médical global.

💡Pour aller plus loin, découvrez notre article sur les traitements du SOPK.

QUAND CONSULTER ?

Quand consulter ?

Prendre rendez-vous
Consulter avant même le projet de grossesse peut être utile lorsque le Syndrome des Ovaires Polykystiques est déjà connu, notamment :
En cas de cycles très irréguliers ou absents
Si l’ovulation semble difficile à repérer
En présence de symptômes hormonaux importants
Lorsqu’il existe des antécédents métaboliques, comme une insulinorésistance ou un diabète
L’objectif n’est pas forcément de débuter immédiatement un traitement, mais plutôt de faire le point sur l’ovulation, le fonctionnement des cycles et les éventuels facteurs pouvant influencer la fertilité, pour adapter la suite de la prise en charge.

Il est également recommandé de consulter si la grossesse ne vient pas :

  • après 12 mois d’essais réguliers sans grossesse ;
  • après 6 mois si vous avez plus de 35 ans ;
  • plus tôt si les cycles sont très irréguliers ou absents, si le SOPK est déjà diagnostiqué, ou si un autre facteur de risque d'infertilité est connu.

Consultez plus tôt en cas de signes évocateurs non encore explorés :

  • cycles longs ou imprévisibles ;
  • absence de règles ;
  • acné persistante, hyperpilosité, chute de cheveux ;
  • prise de poids inexpliquée ou suspicion d'insulinorésistance ;
  • antécédents familiaux de SOPK.

Il est essentiel que le bilan concerne les deux partenaires lorsqu’il s’agit d’un couple hétérosexuel. Même lorsqu’un SOPK est déjà identifié, les difficultés à concevoir peuvent être liées à plusieurs facteurs associés.

TÉMOIGNAGES

Nos patientes partagent leur expérience

Laura
Avis partagé le
01/2026
Super accueil de la part de toutes les personnes rencontrées. J’avais rendez vous avec le Dr Nicolet Sindile Cindea. Elle prend vraiment le temps de discuter et bien tout expliquer. Je l’ai trouvé chaleureuse et bienveillante contrairement à beaucoup de cardiologues rencontrés dans le passé qui sont souvent froids et expéditifs. Je reviendrais dans ce centre pour d’autres rendez-vous avec cette cardiologue ou d’autres spécialistes.
Chez Sorella Care
Asnières-sur-Seine
Rose
Avis partagé le
01/2026
J’ai découvert ce centre il y a peu, c’est tellement réconfortant les praticiennes sont très claires, à l’écoute, douces et il y a une vraie notion de consentement avant chaque geste médical. Un centre dédié à la santé des femmes, je n’irais plus jamais ailleurs !!
Chez Sorella Care
Issy-les-Moulineaux
Ashoka
Avis partagé le
12/2025
Je recommande à 300% le centre Sorella. Dès l'accueil on sent de la bienveillance, une volonté de nous mettre à l'aise. je recommande particulièrement les sages femmes Pauline Filet et Aurora Bosco. Elles sont professionnelles, efficaces, d'une grande douceur et à l'écoute.
Chez Sorella Care
Issy-les-Moulineaux
Fatna
Avis partagé le
12/2025
Je souhaite partager du fond du cœur mon expérience au Centre Médical Sorella, un lieu qui se distingue non seulement par la qualité de ses soins, mais surtout par l’humanité et la douceur qui s’en dégagent. Dès que l’on franchit la porte, on ressent une atmosphère apaisante : l’accueil est souriant, attentif, profondément respectueux. On ne se sent jamais jugé, jamais pressé. Chaque membre de l’équipe prend le temps d’écouter, de rassurer, d’expliquer et cela fait toute la différence 👌🏻
Chez Sorella Care
Asnières-sur-Seine
Alice
Avis partagé le
11/2025
Un accueil chaleureux dans un lieu très agréable ! J’ai été prise en charge par la sage femme, l’ostéopathe et la kinésithérapeute en post-partum, j’ai beaucoup apprécié leur compétences et leur attitude à l’écoute et bienveillante. Je recommande vivement ! Merci à toutes les trois.
Chez Sorella Care
Rueil-Malmaison
Oumaïma
Avis partagé le
11/2025
Excellent accueil et professionnelle très compétente et à l’écoute et qui prend son temps pour connaître la patiente et répondre aux questions. Je recommande vivement ce centre de santé pour les femmes. Merci chaleureusement !
Chez Sorella Care
Rueil-Malmaison
FOIRE AUX QUESTIONS

Nous répondons à vos questions sur l’infertilité et le SMOP

Le SMOP rend-il forcément infertile ?

Non, pas forcément. Le Syndrome des Ovaires Polykystiques (ou SMOP) peut perturber l’ovulation et rendre la conception plus difficile dans certaines situations, mais beaucoup de femmes ayant un SOPK/SMOP tombent enceintes spontanément, avec ou sans accompagnement médical.

Peut-on tomber enceinte naturellement avec un SOPK ?

Oui. Certaines femmes ayant un SOPK continuent d’ovuler spontanément, même si les ovulations sont parfois moins fréquentes ou moins régulières. Le délai pour concevoir peut donc être plus long dans certaines situations, sans empêcher forcément une grossesse naturelle.

Comment savoir si j’ovule avec un SOPK ?

Des cycles irréguliers peuvent rendre l’ovulation plus difficile à identifier. Un professionnel de santé peut proposer un suivi du cycle, un bilan hormonal ou une échographie pour vérifier si une ovulation a lieu.

Quand faire un bilan de fertilité en cas de SOPK ?

Un bilan peut être utile après 12 mois d’essais sans grossesse, après 6 mois après 35 ans, ou plus tôt lorsque les cycles sont très irréguliers ou absents. Il permet de mieux comprendre le fonctionnement de l’ovulation et de rechercher d’éventuels facteurs associés.

Quels examens sont utiles en cas de SOPK et difficulté à concevoir ?

Le bilan peut inclure une échographie pelvienne, un bilan hormonal avec évaluation de l’ovulation, une exploration des trompes, un bilan métabolique ainsi que des sérologies obligatoires dans le cadre du parcours de fertilité.

Selon les situations, il peut aussi être recommandé de vérifier que les examens de suivi habituels sont à jour, comme le frottis cervico-utérin ou certains examens d’imagerie selon l’âge et les antécédents. Dans les couples hétérosexuels, un spermogramme est également indispensable afin de rechercher d’éventuels facteurs masculins associés.

L’échographie suffit-elle à diagnostiquer un SOPK ?

Non. Certaines femmes présentent des ovaires d’aspect polykystique à l’échographie sans avoir de SMOP (anciennement SOPK). Le diagnostic repose sur plusieurs critères cliniques, hormonaux et échographiques associés.

Le SOPK peut-il être découvert pendant un bilan d’infertilité ?

Oui. Certaines femmes découvrent leur SOPK lorsqu’elles consultent pour des cycles irréguliers ou parce que la grossesse tarde à arriver. Le bilan permet alors d’évaluer l’ovulation et le contexte global de fertilité.

La stimulation ovarienne est-elle systématique en cas de SOPK ?

Dans le cadre d’une infertilité liée à un SOPK, une stimulation ou induction de l’ovulation est très fréquemment proposée afin d’optimiser les chances de grossesse lorsque les ovulations sont absentes, rares ou irrégulières.

Le traitement et l’intensité de la stimulation dépendent ensuite du profil hormonal, de la fréquence des ovulations, des résultats du bilan d’infertilité et de l’existence éventuelle d’autres facteurs associés.

La PMA est-elle obligatoire en cas de SOPK ?

Non. Certaines femmes conçoivent naturellement ou avec une stimulation simple de l’ovulation. Une prise en charge en AMP dépend surtout du bilan de fertilité et des éventuels facteurs associés.

Le poids influence-t-il la fertilité en cas de SOPK ?

Chez certaines femmes, les troubles métaboliques peuvent avoir un impact sur l’ovulation et la fertilité. Le SOPK concerne toutefois des profils très variés et ne se résume pas à une question de poids.

Faut-il faire aussi un bilan masculin ?

Oui. Dans un couple hétérosexuel, le bilan de fertilité concerne les deux partenaires. Même lorsqu’un SOPK est identifié, d’autres facteurs peuvent aussi influencer la fertilité du couple.