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Quelles aides pour s’installer en libéral ? Le guide des financements pour les médecins
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Quelles aides pour s’installer en libéral ? Le guide des financements pour les médecins

Publié le
31/12/25
5
min
À savoir
Au-delà des dispositifs nationaux, les régions et collectivités soutiennent activement les installations médicales.

S’installer en libéral, c’est franchir un cap important dans sa carrière. Liberté d’organisation, davantage de proximité avec les patients, équilibre entre vie pro et vie perso… les avantages sont réels. Mais cette transition implique aussi un investissement conséquent : achat ou location du cabinet, équipement, logiciels, assurances, cotisations… 

Heureusement, plusieurs aides financières existent pour alléger le coût du démarrage. Entre les contrats démographiques, les aides régionales et les exonérations fiscales, voici un tour d’horizon des leviers à activer avant de vous lancer.

Les principales aides nationales à l’installation

Contrat d’Aide à l’Installation des Médecins (CAIM)


Le CAIM soutient les médecins qui choisissent de s’installer dans une zone d’intervention prioritaire (ZIP), c’est-à-dire un territoire où l’offre médicale est insuffisante. L’aide peut atteindre jusqu’à 50 000 €, versés en deux fois (50 % à la signature, 50 % un an plus tard). 

En contrepartie, le médecin s’engage à exercer au minimum 5 ans dans la zone et à pratiquer à tarifs opposables (secteur 1). Ce contrat s’adresse aux installations en exercice libéral à temps plein, souvent au sein d’une maison ou d’un centre de santé.

Contrat de Stabilisation et de Coordination des Médecins (COSCOM)


Le COSCOM vise à fidéliser les médecins déjà installés dans une zone sous-dotée. L’aide, d’un montant annuel variable selon la région, récompense l’investissement dans la coordination des soins (participation à une CPTS, encadrement d’internes, permanence de soins…). Ce contrat est renouvelable et permet de renforcer le maillage territorial sans changer de lieu d’exercice.

Contrat de Solidarité Territoriale des Médecins (CSTM)


Le CSTM soutient les médecins exerçant hors zone prioritaire, mais qui s’engagent ponctuellement à intervenir dans une zone sous-dotée : vacations, consultations délocalisées, remplacements, etc. Ce dispositif valorise la solidarité entre territoires et peut constituer un bon compromis avant une installation définitive.

Contrat de Début d’Exercice (CDE)


Moins connu, le CDE s’adresse aux jeunes médecins qui terminent leur formation et souhaitent s’installer en libéral. Il propose une aide financière et un accompagnement personnalisé pendant les premières années d’exercice, notamment en zone fragile. C’est un bon tremplin pour démarrer sans se sentir isolé.

Contrat d’Aide à la 1ʳᵉ Installation des Sages-Femmes (CAPISF)


Pensé pour les sages-femmes qui s’installent pour la première fois dans une zone sous-dotée, le CAPISF offre une aide forfaitaire importante, pouvant atteindre jusqu’à 34 000 € selon la région. En échange, la sage-femme s’engage à exercer pendant 5 ans dans la zone concernée. Ce contrat favorise la présence de professionnels de la périnatalité dans les territoires où l’accès aux soins est limité.

Contrat d’Aide à l’Installation des Sages-Femmes (CAISF)


Le CAISF s’adresse aux sages-femmes qui s’installent ou se réinstallent dans une zone sous-dotée. Le principe est similaire au CAPISF, mais il s’applique à une installation après un premier exercice. 

L’aide est versée sous conditions d’exercice sur 5 ans non renouvelables, avec la possibilité de maintenir le contrat en cas de transfert vers une autre zone sous-dotée.

Ce qui change en 2026

À partir de janvier 2026, ces contrats (CAIM, COSCOM, CSTM) seront remplacés par des aides ponctuelles à l’installation en zone sous-dense, plus simples et harmonisées. Le principe :

  • 10 000 € pour une installation en zone d’intervention prioritaire (ZIP) ;
  • 5 000 € pour une installation en zone d’action complémentaire (ZAC) ;
  • 3 000 € pour l’ouverture d’un cabinet secondaire en ZIP.
    Les contrats signés avant le 31 décembre 2025 resteront toutefois valables jusqu’à leur terme. L’objectif de cette réforme est de rendre les dispositifs plus lisibles et plus rapides à activer.

Les aides régionales et locales

Au-delà des dispositifs nationaux, les régions et collectivités soutiennent activement les installations médicales.

En Île-de-France, par exemple, la région propose une aide à l’installation et au maintien des professionnels de santé libéraux. Elle peut financer jusqu’à 30 000 € de dépenses liées à l’équipement ou aux travaux d’aménagement du cabinet. 

D’autres régions, comme le Grand Est ou la Nouvelle-Aquitaine, offrent également des subventions pour encourager l’ouverture de cabinets dans les zones rurales ou les centres-villes délaissés.

Certaines intercommunalités complètent ces dispositifs avec des primes locales, des loyers modérés ou des locaux professionnels mis à disposition à des conditions avantageuses.

Les exonérations fiscales à ne pas négliger

S’installer dans certaines zones permet aussi de bénéficier d’allègements fiscaux intéressants.

Comment préparer votre dossier ?

1. Vérifiez votre éligibilité


Commencez par identifier le zonage médical de votre futur lieu d’exercice (ZIP, ZAC, ZRR, ZFU…). C’est la clé pour savoir à quelles aides vous avez droit.

2. Cadrez votre projet


Le montant des aides dépend souvent de votre temps de travail, de votre secteur conventionnel et du mode d’exercice (seul, en cabinet de groupe, maison de santé…). Ces éléments devront figurer dans votre dossier.

3. Constituez et déposez le dossier


Chaque aide a son interlocuteur : ARS ou CPAM pour les contrats nationaux, région ou collectivité pour les subventions locales. Les pièces à fournir sont généralement les mêmes : diplôme, numéro RPPS, RIB, attestation d’inscription à l’Ordre, description du projet et preuve d’installation.

4. Respectez vos engagements


Certaines aides exigent une durée minimale d’exercice (souvent 5 ans) ou une activité à temps plein. Le non-respect de ces conditions peut entraîner le remboursement de tout ou partie de l’aide.

Conclusion

Entre les aides nationales, régionales et fiscales, un médecin peut aujourd’hui réduire de moitié ses coûts d’installation en zone sous-dotée. Jusqu’à fin 2025, les contrats démographiques (CAIM, COSCOM, CSTM, CDE) restent les plus avantageux. 

À partir de 2026, les aides ponctuelles prendront le relais avec des montants forfaitaires plus simples. Dans tous les cas, anticipez vos démarches, vérifiez votre éligibilité et rapprochez-vous de votre ARS ou de votre PAPS régional : ces interlocuteurs vous guideront pas à pas.

S’installer en libéral, c’est aussi un projet de vie. Être bien accompagné dès le départ, c’est s’assurer un démarrage serein et une activité durable au service de vos patients. Et surtout, s’installer en libéral ne signifie pas forcément exercer seul·e. Rejoindre un espace pluridisciplinaire, comme Sorella, offre de nombreux avantages : un cabinet clé en main sans les contraintes de la création, un réseau de professionnels de santé, et un cadre de travail stimulant. C’est aussi un excellent moyen de développer rapidement sa patientèle, grâce à la dynamique collective et à la visibilité du lieu.

Pour aller plus loin et préparer votre projet en toute sérénité, téléchargez notre Guide pratique de l’installation en libéral. Vous y trouverez toutes les étapes clés, une check-list administrative complète, le détail des aides financières disponibles et des conseils concrets pour éviter les erreurs les plus fréquentes. Un outil simple et clair pour démarrer votre activité libérale sereinement et mettre toutes les chances de votre côté dès le premier jour.

Article rédigé avec 🧡 par Sorella

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