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BILAN INFERTILITÉ FEMME

Causes d'infertilité chez l'homme

Causes d'infertilité chez l'homme

Lorsqu’une grossesse tarde à arriver, il est naturel de chercher à en comprendre les raisons. L’infertilité peut être d’origine masculine, féminine, mixte ou rester inexpliquée : son exploration concerne donc les deux membres du couple. Cette page vous aide à mieux comprendre les principales causes d’infertilité chez l’homme.

Quelles sont les principales causes d’infertilité chez l’homme ?

L’infertilité masculine peut avoir des origines très diverses. Certaines affectent la production ou la qualité des spermatozoïdes, tandis que d’autres perturbent leur transport ou leur émission. Plusieurs facteurs peuvent également se combiner.

1. Les troubles de la production ou de la qualité des spermatozoïdes

La spermatogenèse, c’est-à-dire la fabrication des spermatozoïdes dans les testicules, peut être perturbée par différents facteurs. Selon leur origine, ces troubles peuvent affecter la quantité de spermatozoïdes produits ou leurs caractéristiques.

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Les atteintes testiculaires et la varicocèle

Plusieurs situations peuvent affecter le fonctionnement des testicules :

  • un antécédent de cryptorchidie, lorsqu’un ou deux testicules ne sont pas descendus dans les bourses ;
  • certaines atteintes testiculaires, notamment après un traumatisme, une torsion ou une infection touchant le testicule ;
  • une varicocèle, qui correspond à une dilatation des veines situées autour du testicule et peut être associée à une altération de la production ou de la qualité des spermatozoïdes.

La présence d’une varicocèle ne signifie toutefois pas qu’elle est nécessairement responsable de l’infertilité : son impact éventuel est évalué dans le contexte du bilan. 

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Les anomalies hormonales ou génétiques

Certaines anomalies hormonales perturbent les signaux nécessaires à la fabrication des spermatozoïdes, notamment :

  • un déficit en FSH et en LH, les hormones qui stimulent le fonctionnement des testicules : on parle d’hypogonadisme hypogonadotrope ;
  • une hyperprolactinémie, c’est-à-dire un excès de prolactine, qui peut freiner cette stimulation hormonale et affecter la fonction reproductive.

Parmi les principales causes génétiques pouvant affecter leur production figurent :

  • le syndrome de Klinefelter, caractérisé par la présence d’un chromosome X supplémentaire ;
  • les microdélétions du chromosome Y, correspondant à l’absence de petits fragments de ce chromosome impliqués dans la spermatogenèse.

Des examens génétiques peuvent être proposés selon les résultats du spermogramme et le contexte médical.

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Certains traitements ou produits dopants

Une chimiothérapie, une radiothérapie ou certains médicaments peuvent affecter la production des spermatozoïdes.

La prise de testostérone ou de certains produits dopants peut également freiner, voire interrompre, la spermatogenèse.

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L’âge, le mode de vie et certaines expositions

Les spermatozoïdes continuent à être produits tout au long de la vie, mais la fertilité masculine évolue elle aussi avec l’âge. Avec le temps, on observe notamment une diminution possible du volume de sperme, de la mobilité des spermatozoïdes et de la proportion de spermatozoïdes de forme normale. La qualité de leur ADN peut également évoluer.

Ces changements sont généralement plus tardifs et progressifs que chez la femme, avec une grande variabilité d’un homme à l’autre.

Plusieurs facteurs peuvent également être associés à une altération des paramètres du sperme :

  • le tabac, l’alcool ou le cannabis ;
  • le surpoids ou l’obésité ;
  • certaines expositions répétées à une chaleur importante au niveau des testicules ;
  • certaines expositions professionnelles à des pesticides, solvants ou autres substances toxiques.

Le rôle de certains polluants et perturbateurs endocriniens est également étudié. Ils pourraient influencer la fertilité masculine, mais leur impact reste difficile à mesurer individuellement : les expositions sont multiples et les données disponibles ne permettent pas toujours d’établir un lien direct avec une difficulté à concevoir.

Ces différents facteurs doivent donc être considérés avec nuance, sans attribuer une infertilité à une habitude de vie ou à une exposition prise isolément.

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2. Les troubles du transport des spermatozoïdes

Les spermatozoïdes peuvent être produits normalement, mais rencontrer un obstacle dans les voies génitales, empêchant leur passage dans l’éjaculat.

Cette obstruction peut notamment être liée à :

  • une malformation des voies génitales ;
  • des séquelles de certaines infections génitales ou infections sexuellement transmissibles (IST) ;
  • un traumatisme ou certains antécédents chirurgicaux.

Les conséquences d’une infection dépendent de la zone touchée : certaines peuvent gêner le transport des spermatozoïdes, tandis que d’autres affectent leur production ou leur qualité.

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La mucoviscidose et les anomalies du gène CFTR

La mucoviscidose, liée à des anomalies du gène CFTR, s’accompagne souvent chez l’homme d’une absence des canaux déférents, qui transportent les spermatozoïdes depuis les testicules. Ceux-ci peuvent alors être produits, mais ne pas se retrouver dans l’éjaculat.

Certaines anomalies de ce gène peuvent également provoquer une absence des canaux déférents sans les autres manifestations habituelles de la mucoviscidose.

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3. Les troubles de l’éjaculation

Même lorsque les spermatozoïdes sont produits et que les voies génitales sont perméables, leur émission peut être perturbée par :

  • une absence d’éjaculation ;
  • une éjaculation rétrograde, lorsque le sperme se dirige vers la vessie au lieu d’être expulsé par le pénis.

Ces troubles peuvent notamment être associés à certaines maladies neurologiques, à des traitements ou à des antécédents chirurgicaux.

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💡À savoir : un spermogramme anormal ne suffit pas à identifier la cause de l’infertilité

Le spermogramme analyse plusieurs caractéristiques du sperme. Il peut notamment mettre en évidence :

  • une oligozoospermie : le nombre de spermatozoïdes est diminué ;
  • une asthénozoospermie : leur mobilité est diminuée ;
  • une tératozoospermie : une proportion importante présente des anomalies morphologiques ;
  • une azoospermie : aucun spermatozoïde n’est retrouvé dans l’éjaculat.

Plusieurs anomalies peuvent être associées. Ces résultats ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier la cause d’une infertilité ou de déterminer les chances de grossesse. Une azoospermie peut, par exemple, résulter d’un défaut de production ou d’un obstacle au transport des spermatozoïdes. Les résultats sont interprétés avec les autres éléments du bilan d’infertilité de l’homme et de la femme.

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Peut-on ne trouver aucune cause à l’infertilité ?

Oui. Il arrive que le bilan d’infertilité réalisé chez les deux membres du couple ne permette pas d’identifier de cause précise à la difficulté à concevoir. On parle alors d’infertilité inexpliquée.

Les examens disponibles permettent d’explorer de nombreux facteurs, mais ils ne peuvent pas mesurer toutes les étapes nécessaires à la conception. Une infertilité inexpliquée ne peut donc être évoquée qu’après un bilan complet du couple.

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Un spermogramme anormal est-il forcément définitif ?

Les paramètres spermatiques peuvent varier dans le temps. La production des spermatozoïdes est continue, avec un renouvellement tous les 3 mois environ. Certains événements peuvent temporairement modifier les résultats d’un spermogramme, notamment :

  • une fièvre ou une infection récente ;
  • certains traitements ;
  • les conditions de recueil du sperme.

Lorsqu’une anomalie est retrouvée, un deuxième spermogramme est nécessaire pour vérifier si elle persiste, généralement environ trois mois après le premier, selon le délai indiqué par le professionnel de santé. Les résultats sont interprétés avec les antécédents, le contexte médical et les autres éléments du bilan d’infertilité.

QUAND CONSULTER ?

Quand consulter pour rechercher une cause d’infertilité masculine ?

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Lorsque la grossesse tarde à arriver, le bilan d’infertilité concerne les deux membres du couple. Il est généralement proposé :
Après 12 mois de rapports réguliers sans contraception et sans grossesse, lorsque la femme a moins de 35 ans et qu’aucun facteur de risque n’est connu
Après 6 mois lorsque la femme a plus de 35 ans
Plus tôt lorsqu’un facteur pouvant affecter la fertilité est déjà connu ou suspecté chez l’un des deux membres du couple.

Chez l’homme, une consultation plus précoce peut notamment être pertinente en cas de :

  • spermogramme anormal connu ;
  • antécédent de cryptorchidie ou de varicocèle ;
  • chirurgie testiculaire, inguinale, prostatique ou pelvienne ;
  • antécédent d’infection génitale, d’IST ou d’oreillons après la puberté ;
  • cancer, chimiothérapie ou radiothérapie ;
  • prise de testostérone, de produits dopants ou de certains traitements pouvant affecter la production des spermatozoïdes ;
  • troubles de l’érection ou de l’éjaculation.

Le bilan masculin est réalisé en parallèle du bilan féminin. La consultation permet de reprendre les antécédents et le contexte du couple, puis de déterminer les examens utiles et d’interpréter les résultats du spermogramme.

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Vous pourrez prendre rendez-vous via leur page Doctolib respective.
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FOIRE AUX QUESTIONS

Nous répondons à vos questions

Quelles sont les principales causes d’infertilité chez l’homme ?

Les causes peuvent concerner la production des spermatozoïdes, leur nombre, leur mobilité ou leur morphologie, mais aussi leur transport ou leur émission. Certaines infections, une varicocèle, l’âge, des antécédents médicaux ou chirurgicaux ainsi que certains facteurs liés au mode de vie ou à l’environnement peuvent également être impliqués.

Un spermogramme anormal signifie-t-il qu’un homme est infertile ?

Non. Un spermogramme anormal met en évidence une ou plusieurs modifications des paramètres du sperme, mais ne permet pas à lui seul de conclure à une infertilité. Les résultats doivent être interprétés avec un professionnel de santé et peuvent nécessiter une confirmation.

Quelles peuvent être les causes d’un faible nombre de spermatozoïdes ?

Un faible nombre de spermatozoïdes peut avoir différentes origines : trouble de la production testiculaire, cause hormonale ou génétique, varicocèle, certains traitements ou antécédents médicaux, par exemple. Le bilan permet de rechercher une éventuelle cause en fonction du contexte.

Pourquoi les spermatozoïdes peuvent-ils être peu mobiles ?

Une diminution de la mobilité des spermatozoïdes peut être associée à différents facteurs, notamment certaines atteintes testiculaires, infections, varicocèles ou expositions. Elle peut aussi être observée sans qu’une cause précise soit identifiée.

Quelles sont les causes de l’azoospermie ?

L’azoospermie correspond à l’absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat. Elle peut être liée à un défaut de production des spermatozoïdes par les testicules ou à une obstruction empêchant leur passage dans les voies génitales. Des examens complémentaires permettent d’en rechercher l’origine.

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Une varicocèle peut-elle provoquer une infertilité ?

Une varicocèle peut être associée à une altération de certains paramètres du sperme, mais sa présence ne signifie pas systématiquement qu’elle est responsable d’une difficulté à concevoir. Son impact éventuel est évalué dans le cadre du bilan d’infertilité.

Une infection peut-elle affecter la fertilité masculine ?

Certaines infections génitales ou IST peuvent affecter l’appareil reproducteur masculin ou laisser des séquelles au niveau des voies génitales. Les antécédents infectieux sont donc pris en compte lors du bilan.

L’âge de l’homme peut-il avoir un impact sur la fertilité ?

Oui. Même si les spermatozoïdes sont produits tout au long de la vie, certains paramètres spermatiques peuvent évoluer avec l’âge, notamment leur mobilité et leur morphologie. Ces évolutions sont généralement plus progressives et plus tardives que la baisse de fertilité observée chez la femme.

Le mode de vie peut-il influencer la qualité des spermatozoïdes ?

Certains facteurs, comme le tabac, l’alcool, le cannabis, le surpoids ou certaines expositions répétées à la chaleur ou à des facteurs environnementaux, peuvent être associés à une altération de paramètres spermatiques. Leur influence varie toutefois selon les situations et ne permet pas d’attribuer une infertilité à un seul facteur.

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Combien de temps faut-il pour renouveler les spermatozoïdes ?

La production des spermatozoïdes est un processus continu qui s’étend sur environ 74 jours, auxquels s’ajoute une phase de maturation. Les paramètres spermatiques peuvent donc évoluer au fil du temps, notamment après une fièvre, une infection ou certaines expositions.

Peut-on avoir une infertilité masculine après avoir déjà eu un enfant ?

Oui. Avoir déjà conçu un enfant n’exclut pas l’apparition ou la présence actuelle d’un facteur masculin. L’état de santé, certains traitements, l’âge ou d’autres événements survenus depuis une précédente grossesse peuvent modifier la fertilité. On parle alors d’infertilité secondaire.

Faut-il aussi réaliser un bilan chez la femme si une cause masculine est suspectée ?

Oui. Plusieurs facteurs peuvent être associés chez un même couple. Dans un couple hétérosexuel, le bilan de fertilité est toujours réalisé chez les deux partenaires, afin d’avoir une vision globale de la situation.